Le bruxisme et sommeil entretiennent une relation complexe. Le bruxisme perturbe le sommeil. Inversement, les troubles du sommeil aggravent le bruxisme. Ce cercle vicieux mérite une attention particulière. L’apnée du sommeil: C’est une question de santé public.
Bruxisme et sommeil : le lien avec l’apnée obstructive.
L’association avec l’apnée du sommeil est bien documentée. Selon une hypothèse récente, le bruxisme pourrait être un réflexe protecteur. La contraction des muscles de la mâchoire aiderait à rouvrir les voies aériennes obstruées.
Par conséquent, traiter le bruxisme sans dépister l’apnée du sommeil est une erreur. De plus, prescrire une gouttière à un patient apnéique peut aggraver l’obstruction. C’est pourquoi le dépistage croisé est essentiel.
Les micro-éveils : la fenêtre du bruxisme nocturne.
La plupart des épisodes de bruxisme surviennent lors de micro-éveils. Ces brèves transitions entre les stades de sommeil activent le système nerveux. Le rythme cardiaque s’accélère. Puis les muscles de la mâchoire se contractent.
Les patients bruxeurs présentent davantage de micro-éveils que la population générale. En conséquence, leur sommeil est fragmenté et moins réparateur. La personne se réveille fatigué.
Bruxisme et sommeil : la spirale de l’insomnie.
L’insomnie chronique et le bruxisme partagent des facteurs communs. L’hyperactivation nerveuse empêche le relâchement. Les ruminations anxieuses maintiennent un état de vigilance. Par conséquent, l’endormissement est difficile.
De plus, le bruxisme fragmente le sommeil. Cette fragmentation aggrave l’insomnie. Et l’insomnie favorise le bruxisme. Le cercle vicieux s’installe. Dormir peut devenir source d’anxiété.
Notre approche du lien bruxisme et sommeil.
À l’Institut du Bruxisme, le bilan initial questionne sur de potentiels troubles du sommeil. Si nécessaire, nous orientons vers un spécialiste de l’apnée du sommeil.

